Rencontre avec Raymonde, 74 ans, hôte depuis 6 mois chez Colette

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Chez Colette, nous avons décidé de vous montrer les coulisses de la cohabitation intergénérationnelle, et de vous présenter nos hôtes ! Pour les célébrer et les remercier, nous avons réalisé une série d’interviews. Aujourd’hui, vous allez découvrir Raymonde, 74 ans, qui héberge à partir de cet été Vanshikaa et Anushka. Merci Raymonde pour votre confiance !

Quand êtes-vous arrivée en France ?

J’ai grandi dans une grande famille avec 7 frères et sœurs : les 3 premières sont des filles, les 4 suivants des garçons ! Nous sommes tous nés à Agadir, au Maroc, sous le protectorat français. Mes parents y sont nés aussi et y ont vécu pendant des années. Je suis très attachée à cette ville, et tous mes souvenirs d’enfance sont là-bas.

Nous avons quitté le Maroc quand j’avais 12 ans, à la suite du tremblement de terre du 29 février 1960. Je suis une rescapée, et même des décennies plus tard, je me souviens parfaitement de ce tremblement de terre, d’autant plus que nous en parlons régulièrement entre nous depuis que nous sommes jeunes. Cela a été un événement vraiment traumatisant pour toute ma famille, hormis pour mon petit frère qui n’en a pas de souvenir. Nous avons tous été invités à Agadir pour les 50 ans du tremblement de terre !

Parlez-moi de votre carrière…

Une fois à Paris, j’ai fait des études de mode et j’ai commencé une carrière de styliste. En 1981, je suis partie vivre à New York, pour ouvrir une antenne pour la société dans laquelle je travaillais en France. J’ai toujours aimé les Etats-Unis, et je voulais voir comment était la vie là-bas. C’est vrai que j’ai été poussée par ma mère, qui voulait que ses trois filles soient émancipées. Avec mes frères et soeurs, nous avons tous été éduqués de la même manière, sans distinction, et ma mère avait des rêves pour nous tous. J’ai donc vécu 10 ans à Manhattan, c’était un vrai délice, j’y ai rencontré un homme avec qui j’ai vécu pendant des années… Et je suis devenue américaine !

Puis, je suis rentrée à Paris, car il y avait la crise économique qui commençait à New York, et je voulais me rapprocher de mes parents qui habitaient alors à Paris. J’ai alors décidé d’acheter quelques boutiques de vêtements dans un centre commercial des Yvelines, dans lesquels j’ai travaillé jusqu’à la retraite.

Qu’est ce que vous faîtes maintenant que vous êtes à la retraite ?

J’ai arrêté de travailler réellement il y a 2 ans. Je n’ai donc pas encore eu le temps de penser vraiment à ma retraite, puisqu’elle a commencé pendant le confinement ! Mais j’aborde la retraite de manière sereine, et je suis très entourée puisque presque toute ma famille vit en région parisienne. Je m’imagine profiter de la vie, de ma famille, mes amis, et voyager en allant notamment régulièrement rendre visite à ma soeur en Israël. Profiter des choses simples de la vie finalement : passer des petites soirées entre amis, lire, faire de la marche… Et prendre du temps pour moi !

Quand j’étais plus jeune, je me disais qu’à la retraite, je lirai des textes aux personnes âgées hospitalisées. Mais ma mère, dont j’étais très proche, a été malade : elle s’est faite amputer et a été hospitalisée. J’ai alors réalisé que je n’étais pas capable d’être au chevet de personnes en fin de vie, c’était trop dur.

Comment êtes-vous arrivée chez Colette ?

J’ai souvent loué une des chambres de mon appartement à la semaine. Pendant un temps, j’ai aussi accueilli deux jeunes étudiantes de Stanford, qui étaient chez moi pour apprendre le français. C’était une expérience vraiment super, et je suis encore, des années après, en contact avec elles. L’une d’elles m’a d’ailleurs invité à son mariage. J’ai toujours aimé partager !

Alors, quand j’ai vu une publicité pour Colette sur les réseaux sociaux, je me suis inscrite. Dans quelques semaines, mes premières cohabitantes arrivent : ce sont deux copines indiennes qui viennent passer l’année à Paris, pour étudier à l’école Ducasse. Cela va me permettre de pratiquer mon anglais ! Je suis ravie de pouvoir les héberger, partager quelques dîners ensemble, et leur faire découvrir Paris. C’est enrichissant de voir ce qu’il se passe dans le monde et les autres pays. Pour le moment, le contact a été très facile. Il n’y a pas de raison que cela ne se passe pas bien !

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