Rencontre avec Claudie, 61 ans, hôte chez Colette depuis quelques mois

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Chez Colette, nous avons décidé de vous montrer les coulisses de la cohabitation intergénérationnelle, et de vous présenter nos hôtes ! Pour les célébrer et les remercier, nous avons réalisé une série d’interviews. Aujourd’hui, vous allez découvrir Claudie, 61 ans, qui héberge Mohamed. Merci Claudie pour votre confiance !

Quand êtes-vous arrivée en France ?

Je suis née en Côte d’Ivoire, à Abidjan, et j’y ai vécu pendant de nombreuses années. Mon grand-père était mécanicien sur les thoniers, il partait en mer pour plusieurs mois. Le bateau revenait la cale pleine de thons… Les compagnies maritimes en Afrique cherchaient du monde pour la pêche. Mon grand-père est donc parti en reconnaissance avec ma grand-mère, puis mes parents les ont rejoints. Ma mère avait 20 ans, mon père était à ce moment la patron de pêche sur un thonier. Les hommes étaient donc en mer et les femmes les attendaient à terre, sans aucun moyen de communiquer. Je me souviens de ma grand-mère qui cherchait l’onde radio maritime lui permettant d’avoir quelques nouvelles du bateau de son mari.

Mon enfance, je l’ai vécue avec les femmes et les enfants des marins, qui attendaient que leurs hommes reviennent à terre. Mes parents ont fini par se séparer, j’ai donc été élevée par ma mère et mon beau-père, nous vivions dans de grandes villas avec de de beaux jardins. Quand nous étions adolescents, nous faisons du vélo, du cheval, des balades à travers les marécages pour rejoindre des amis, nous allions à la plage… C’était les années 70, c’était une belle vie, où nous passions tout notre temps en extérieur.

Mais on croit toujours que l’herbe est plus verte ailleurs, alors moi je me suis mise à rêver de la France. Quand je lisais des revues françaises, je voyais toutes les pages de mode : les quatre saisons, les bottes en cuir, les manteaux… J’ai été éblouie ! Alors à 20 ans, j’ai décidé de partir vivre à Paris. 

Qu’avez-vous fait une fois à Paris ?

En arrivant à Paris, j’ai déchanté. Déjà, parce que j’avais froid ! Et puis, je ne connaissais personne dans cette ville, je n’avais pas d’argent, la vie n’était plus la même, il manquait le soleil et la mer… Je dis toujours que pendant longtemps, mes nuits étaient en Afrique et mes journées en France, parce que je rêvais de l’Afrique chaque nuit.

A Abidjan, j’avais fait des études de secrétariat, et j’ai donc été assistante de direction en arrivant. J’ai travaillé pour Havas en intérim, puis ils m’ont embauchée et j’y suis restée 36 ans ! J’ai pu parcourir de nombreux services d’Havas au fil des années. Mais suite à un problème de santé, j’ai été obligée d’arrêter de travailler.

Je faisais aussi partie du comité d’entreprise d’Havas, j’organisais les voyages de groupes au sain du CE. J’ai pu organiser de très beaux voyages une à deux fois par an, c’était merveilleux.

Et puis j’ai eu 4 beaux enfants : deux filles, et puis deux garçons !

Qu’est ce que vous faîtes maintenant que vous êtes à la retraite ?

J’ai arrêté de travailler il y a 4 ans mais c’est le 1er décembre que je serai officiellement à la retraite ! A partir du moment où j’ai arrêté, j’ai été la femme la plus heureuse du monde : je fais uniquement des choses qui me plaisent. 

Je me suis mise à la couture, je fais des robes et des accessoires pour bébés… D’ailleurs, ma grand-mère était couturière et ma mère nous faisait tous nos vêtements quand j’étais petite, mais moi j’ai tout appris en regardant des tutos sur internet. Comme quoi ! J’aime aussi beaucoup les activités “DIY” : je fais des lampes en raphia, de la peinture, des mandalas, de la gravure sur bois et sur galets, de la broderie…J’adore cuisiner aussi ! Mais je prépare de bons petits plats surtout quand mes enfants viennent.

Et puis je me déplace souvent chez mes amies et chez mes enfants… C’est la super belle vie ! J’ai de la chance d’avoir des enfants qui pensent beaucoup à moi. D’ailleurs, ma fille vient de m’inviter 10 jours au Mexique pour me remercier de ce que j’ai fait pour elle et pour l’éducation que j’ai donné à mes enfants.

Pendant des années, je me suis dit que j’allais passer ma retraite dans le sud de la France, c’était un bon compromis entre Paris et l’Afrique. Mais mes enfants et petits-enfants sont autour de Paris, alors je ne dis pas que je ne partirai pas, mais cela me déchire le cœur de m’éloigner d’eux.

Comment êtes-vous arrivée chez Colette ?

Cela fait 17 ans que j’héberge des jeunes chez moi, c’est quelque chose qui me tient à coeur. D’ailleurs, les deux dernières personnes qui ont habité chez moi sont devenus de vrais amis, ils font partie de notre famille. 

Mon arrivée chez Colette est récente ! J’avais trouvé mes colocataires de mon côté, mais j’ai préféré passer par Colette parce que le contrat que vous proposez rassure tout le monde. Je suis heureuse de passer par Colette, je n’ai rien à gérer ! 

Depuis début juin, j’héberge Mohamed : nous nous entendons à merveille, et nous mangeons ensemble tous les soirs, et parfois nous regardons la télévision tous les deux. Il nous arrive aussi de faire des sorties avec Mohamed : aller chez Action acheter de la décoration pour sa chambre, un petit restaurant… Nous rigolons beaucoup tous les deux, c’est un vrai plaisir d’habiter avec lui.

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