Rencontre avec Hélia, 70 ans, hôte depuis 3 mois chez Colette

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Colette, c’est une aventure humaine avant tout. Nous avons donc décidé de vous montrer les coulisses de la cohabitation intergénérationnelle, et de vous présenter nos hôtes ! Pour les célébrer et les remercier, nous avons réalisé une série d’interviews. Aujourd’hui, vous allez découvrir Hélia, 70 ans, qui habite en cohabitation avec Justine. Merci Hélia pour votre confiance !

A quel âge êtes-vous arrivée en France ?

Je suis née dans le sud du Portugal et j’y ai vécu jusqu’à mes 16 ans. Je suis ensuite arrivée en France, à Dinan plus exactement, en Bretagne. Mon père était tailleur de granit et la Bretagne était une mine d’or à l’époque, c’est pour cela que nous nous y sommes installés.

A 18 ans, j’ai décidé d’emménager à Paris, et je travaillais comme employée de maison, pour apprendre le français. J’ai rencontré mon mari à 18 ans. C’était mon jour de congé et une amie m’avait emmené découvrir la Tour Eiffel, et c’est là que nous nous sommes rencontrés. Nous sommes restés ensemble jusqu’en 1999, et nous avons eu deux enfants : un garçon puis une fille.

Par la suite, j’ai rencontré quelqu’un d’autre, lorsque j’étais hospitalisée pour un cancer de l’estomac. Il venait rendre visite à ma voisine de chambre, et au fur à mesure, c’est moi qu’il venait voir ! Nous sommes restés quelques années ensemble, et puis je suis partie vivre à nouveau au Portugal.

Parlez-moi de votre carrière…

Comme je vous le disais, au début de ma carrière en France, je gardais des enfants mais ce que j’aimais faire c’était la couture. J’habitais près des Folies Bergères avec mon mari : c’était à l’époque un quartier d’artistes, il y avait beaucoup d’ateliers de couture tout autour de chez nous.

Trop peu sûre de moi, j’ai postulé à un poste de repasseuse dans un atelier de confection, puis j’y suis devenue couturière. Nous faisions uniquement des retouches, c’était un travail méticuleux ! J’ai ensuite ouvert mon propre atelier de retouche, dans lequel nous avions pour clients de belles maisons : Yves Saint-Laurent, Ralph Lauren…

C’est comme cela que j’ai par la suite travaillé chez Ralph Lauren, et je me suis occupé du défilé qui se déroulait au Stade de France : j’habillais les mannequins et vérifier que les tenues tombaient comme il fallait. Ensuite, j’ai été chez Yves Saint-Laurent jusqu’à ma retraite, en travaillant sur du neuf cette fois-ci. Et puis, je suis retournée vivre au Portugal, jusqu’au décès de ma fille, l’année dernière.

Qu’est ce que vous faîtes maintenant que vous êtes à la retraite ?

J’adore chiner ! Faire des brocantes et des vides greniers, et après je retape tout. Je suis quelqu’un de très manuelle. Pourtant, je ne suis pas une très bonne cuisinière, encore moins pour la pâtisserie !

Sinon, j’aime bien jardiner, cela me détend. Enfin, quand j’étais au Portugal, je passais mon temps dans le jardin, je ne m’arrêtais pas. Il faut que je me trouve des activité à Paris. J’aimerais beaucoup apprendre à peindre, et prendre des cours d’aquarelle par exemple. Et continuer à bricoler de vieux meubles…

Si j’avais 25 ans, je partirais vivre en Italie, pour la mode, le voyage, le rythme de vie !

Comment se passe votre cohabitation avec Justine ?

Cela fait 2 mois que je suis chez Colette, et Justine est arrivée le 1er juin à la maison. Au début, nous ne savions pas vraiment comment cela allait se passer, mais les choses se sont faites naturellement. Je faisais parfois à manger, et je lui en proposais. Quand on fait une ratatouille, on n’en fait pas pour une personne ! Petit à petit, nous avons de plus en plus partagé. Maintenant nous sommes très à l’aise, c’est super !

Elle n’est pas souvent là la journée parce qu’elle travaille beaucoup ! Elle est danseuse à l’opéra Bastille. Je ne suis pas encore allée, mais c’est prévu. Ma petite fille aimerait beaucoup venir aussi, c’est féérique pour les enfants.

Justine est vraiment une fille adorable. L’autre jour, elle est arrivée dans ma chambre avec des petits gâteaux qu’elle avait acheté. C’était le premier anniversaire du décès de ma fille, et elle a eu cette gentille attention pour me remonter le moral, j’ai été très touchée.

J’ai eu un AVC il y a quelques années et depuis, j’ai toujours eu peur d’habiter seule : s’il m’arrive quelque chose ou que j’ai besoin d’aide… Maintenant que Justine est à la maison, je suis apaisée, je me couche tranquille, et je sens qu’il y a une présence et cela me rassure. J’ai vraiment bien fait de passer le pas, je suis très contente d’habiter avec Justine, qui vient d’ailleurs de prolonger son séjour.

Vous avez plus de 60 ans et une chambre libre chez vous ?

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