Améliorer ses finances avec la cohabitation intergénérationnelle

21/5/2020
Cohabitation intergénérationnelle

L’argent n’est pas une fin en soi

Mais il est nécessaire pour nous assurer l’autonomie et l’indépendance. C’est l’argent qui nous permet de réaliser nos projets de vie, sans contrainte ni limitation. Avoir de l’argent rend l’indépendance accessible. Ne pas avoir d’argent nous rend dépendant vis-à-vis de ceux qui en ont. Nous cultivons notre désir d’autonomie et d’indépendance tout au long de notre vie.

Dans l’enfance, tant que nous dépendons de nos parents, nous pouvons nous satisfaire d’une existence sous tutelle. Plus nous avançons en âge, plus elle devient pesante. À l’adolescence, le désir de voler de nos propres ailes finit par l’emporter sur la sécurité du nid. Nous entamons alors une longue transhumance appelée « les études » afin d’acquérir les compétences qui nous permettront, à notre tour, de subvenir à nos besoins puis à ceux de notre propre famille. 

Quittant les bancs de l’école, nous entrons dans la vie active. Durant cette étape, nous disposons de la liberté et de l’industrie nécessaire pour acquérir les moyens de subsistance indispensables à notre projet de vie.  

Vient ensuite la retraite, généralement autour de 60 ans. C’est l’étape à laquelle nous sommes censés retirer les fruits d’une longue carrière de labeur. La transition est douloureuse. En passant à la retraite, un cadre perd en moyenne 50 % de son revenu et un ouvrier 20 %. La retraite marque également la disparition des avantages en nature tels que : téléphone, voiture et logement de fonction, tickets restaurant, comité d’entreprise...

Financièrement parlant, la retraite est la dernière étape de notre parcours de vie. Elle dure bien plus longtemps qu’auparavant. En France et en Belgique, quand vous soufflez vos 65 bougies, votre espérance de vie est de 23 ans. Un temps long, fait de plaisirs, mais durant lequel les retraités devront se débrouiller avec leur retraite et leurs éventuelles économies. 

Étudiants et retraités : des profils différents, mais des besoins économiques identiques

Éloignés en âge de plusieurs dizaines d’années, les étudiants et les retraités ont quelques similitudes quand il est question de finances. Selon l’Insee, les retraités ne disposent pas d’un pouvoir d’achat supérieur à celui de l’ensemble des Français : Le niveau de vie médian des plus de 65 ans s’élève à 19 770 € alors que celui des 18-24 ans est de 17 330 €.  

Les étudiants et les retraités sont contraints, les uns par leurs études, les autres par leur retraite. Ils ne peuvent consacrer toute leur énergie à gagner de l’argent, sauf à sacrifier leurs études ou leur retraite. Dans le meilleur des mondes, ces limitations ne devraient pas être un problème. 

Un étudiant peut être pauvre ! S’il est correctement nourri, logé et blanchi, ne pas gagner d’argent ne devrait pas lui poser de problème puisque son but dans la vie, c’est la poursuite de ses études. De même, un retraité peut gagner moins qu’un actif. Si son train de vie est aligné à ses revenus, il s’en sortira parfaitement. Cette vision de l’existence des retraités et des étudiants n’a qu’un défaut : elle n’est pas réaliste.

 

Dans le monde de 2020, les étudiants rencontrent les pires difficultés pour trouver un logement décent. L’offre est dramatiquement inférieure à la demande, les prix sont très élevés pour une qualité discutable. Selon une étude UNEF de 2019, les étudiants consacrent près de 70% de leurs ressources pour payer leur loyer*. Ils en sont réduits à mal se nourrir, prendre un logement moins cher, mais très éloigné de leur école, ou encore, dans le pire des scénarios, abandonner les études qu’ils souhaitent poursuivre et trouver une formation dans une ville où l’offre de logement est plus abordable. 

Dans le monde de 2020, les retraités sont mieux lotis que les étudiants, mais ils ne vivent pas dans l’opulence. Ils sont propriétaires de leur logement (à 75 %), ils ont fait un petit peu d’économies et, selon l’expression consacrée, « leur train de vie diminue ». Mais n’allez pas croire que les retraités aient envie de se retirer du monde en se cloîtrant dans leur salon pour regarder la télévision toute la journée. Non, bien au contraire, ils ont des envies de sorties, de voyages ou tout simplement, de vivre. Et la vie, en France, ça coûte. Il faut payer. 

La situation est critique, mais pas désespérée. Ni les étudiants ni les retraités n’ont besoin de sommes colossales. Il s’agit pour les premiers de financer leurs études et leurs besoins primaires (un toit, un couvert, de la sécurité) et pour les seconds de compléter un revenu histoire de mettre du beurre dans les épinards. 


Augmenter ses revenus


Selon le sociologue de la longévité Nicolas Menet, les conditions sont réunies pour permettre aux retraités d’améliorer leur quotidien avec des revenus complémentaires :

« Le vieux de demain alternera travail à mi-temps, activités ubérisées, reprise d’études, transmission de connaissances, soins à la famille et période de repos ou de voyage en fonction des moyens qu’il aura réussi à collecter. Cette mosaïque d’activités, dont une partie sera rémunérée, lui permettra de conserver un pouvoir d’achat suffisant pour choisir librement les temps dont il a envie au moment où il le souhaite. » 


Deux exemples de sources de revenus complémentaires pour les retraités :

  • Les plateformes qui mettent en relation des aînés qui ont un hobby ou une passion avec des personnes souhaitant apprendre. Ces plateformes valorisent les savoir-faire et permettent à des aînés de transmettre leurs compétence tout en complétant leurs revenus.
  • Les services de traiteur dont les cuisiniers sont tous des retraités, fans de cuisine, pour se régaler tout en permettant aux aînés de mettre du beurre dans les épinards.


Les perspectives s’améliorent également pour les étudiants. Il est révolu le temps où ils avaient le choix entre faire des burgers dans un fast food ou livrer des pizzas pour financer leurs études. Les étudiants peuvent désormais gagner de l’argent en développant des compétences professionnelles qui seront utiles à leur carrière. 

Par exemple : 

  • Se créer un statut de micro-entrepreneur et proposer leur services sur des plateformes de travailleurs indépendants ;
  • Créer une entreprise grâce au statut d'étudiant entrepreneur.

Diminuer les dépenses en les mutualisant

Savez-vous comment adopter un mode de vie plus frugal ou optimisé sans sacrifier votre rythme de vie ? Les plateformes d’économie de partage permettent de dépenser moins en mettant en commun les biens et services. Vous pouvez ainsi louer votre voiture, votre perceuse ou votre villa à Saint-Tropez quand vous ne les utilisez pas. Vous pouvez également partager la jouissance de vos biens, en faisant par exemple du covoiturage ou de la colocation. 

Financer sa retraite ou ses études, ce n’est pas la même finalité, mais les moyens d’action se rejoignent.

Les étudiants comme les retraités cherchent à optimiser leurs ressources afin de mener leurs projets à terme. Pour y parvenir, ils peuvent chercher à gagner de l’argent, mais aussi à en dépenser moins. Il existe des systèmes vertueux qui rendent possible l’un et l’autre. C’est ce que nous développons chez Colette. 


Grâce à Colette, les aînés complètent leurs revenus en mutualisent leurs dépenses tandis que les jeunes trouvent à se loger. 


Vous avez plus de 60 ans, vous partagez votre logement en sous-louant une pièce à un étudiant. Il vous apporte une contribution financière et son aide dans votre quotidien (sortir les poubelles, promener le chien, acheter du lait en rentrant, vous aider à installer Whatsapp sur votre iPad). 

Il est étudiant, il peut loger dans un endroit sûr et propre, en compagnie de personnes agréables et bienveillantes.

Lui comme vous, faites des économies sur les énergies, le logement et même les courses si vous en avez envie. La cohabitation intergénérationnelle est un cercle vertueux qui contribue au bien être des cohabitants et l'augmentation de leur pouvoir d'achat.

Sources :

* UNEF, Enquête d'août 2019 sur le coût de la vie étudiante

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